Frédérique, comment êtes-vous arrivée à Polytechnique, pourquoi avoir présenté ce concours ?
Pourquoi pas ? J'ai préparé les concours de plusieurs grandes écoles d'ingénieurs et j'ai présenté le concours Polytechnique sans vraiment y croire. Et puis j'ai été reçue au concours et j'en suis très heureuse !
Vous avez passé 3 années à l'université Paul Sabatier, selon vous qu'est-ce qui vous distingue de vos camarades de promotion passés par des classes préparatoires ?
Je crois que l'université oblige les étudiants à se prendre en main et c'est très bien, en classe prépa, les élèves sont très « couvés » par leur entourage. À l'université, on doit être curieux pour approfondir les cours et motivé par le travail personnel. J'ai dû faire preuve de rigueur pour préparer les concours.
Qu'envisagez-vous pour la suite et que conseillez-vous aux étudiants voulant tenter leur chance ?
Je ne sais pas encore vraiment quelle carrière je vais choisir, j'aime les mathématiques appliquées... Pour l'instant, je découvre Polytechnique, son immense campus et son fort esprit d'appartenance et je pars bientôt en stage militaire !
Je conseillerai aux étudiants voulant tenter leur chance d'être vraiment très rigoureux dans leur travail personnel et dans la préparation des concours, ça vaut la peine.
Frédérique n'est pas la seule étudiante UPS dans sa promotion, Anne du Pasquier, Major de la promotion L3 MMESI (« Mathématiques pour les métiers de l'enseignement secondaire et de l'ingénierie ») vient aussi de faire sa rentrée en tant que « Tossette » (étudiantes de 1ère année dans le jargon de l'École ).
Félicitations et bonne rentrée à toutes deux !
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M. Hiriart - Urruty, plusieurs étudiantes de la licence MMESI dans laquelle vous enseignez ont intégré des écoles d'ingénieurs, est-ce habituel ?
Il y en a chaque année, et à tous les niveaux. Pendant des années il s'agissait d'admissions sur titres pour des étudiant-e-s de Maîtrises (niveau Master 1), mais depuis quelque temps, les recrutements se font aussi au niveau L3 et même au niveau L2.
Les écoles d'ingénieurs scientifiques ont les mêmes soucis que les filières scientifiques universitaires, elles cherchent des étudiant-e-s en sciences et techniques...
Est-ce une bonne chose ou pas pour l'Université ?
Il est dommage que ces étudiant-e-s, souvent parmi les meilleur-e-s nous quittent, mais ils (ou elles) ont en général un projet professionnel précis et, de fait, font « chercher un titre d'ingénieur ». Les former, les accompagner et les aider fait aussi partie de notre mission.
Que diriez-vous aux étudiants de l'UPS qui, au niveau L3, cherchent leur voie ?
Un ancien de l'UPS me disait récemment : « Finalement l'université marche bien quand on sait ce qu'on veut faire... ». Il faut donc prendre le temps de réfléchir, de se faire aider et conseiller (le SCUIO du E4 est toujours là pour ça)... Je compare le premier cycle à un énorme hall de gare, avec mille possibilités de départ... Avant de monter dans un train, il vaut avoir une idée de la destination visée... Cela dit, les changements de lignes, de gares, sont toujours possibles, et l'université les permet.
Je leur dirais ce que je leur dis en début de semestre : « Voici le triple A de la réussite : être Assidu (en cours et en TD), être Attentif (et pas seulement aux SMS sur les smartphones), être Actif (dans son travail régulier, dans la recherche de la voie professionnelle) ».